Le permutatif d’autocorrection en arabe : évolution terminologique et réorganisation typologique
DOI:
https://doi.org/10.24425/for.2025.157015Abstrakt
Cet article aborde la dernière classe des permutatifs arabes (badal) qui est souvent celui mis à part par les grammairiens eux-mêmes du fait qu’il s’agit, le plus souvent, pour le locuteur de se corriger suite à une erreur invonlontairement commise par lui, en gros, un lapsus. Si les grammaires arabisantes sont dans la grande majorité des cas tout à fait muettes ou peu s’en faut sur la question, c’est vers les grammairiens arabes médiévaux qu’il faut donc se tourner. Là, les données étant assez disparates d’un auteur à l’autre, il s’est alors agi d’en consulter le plus grand nombre possible pour embrasser au mieux cette question. Cela permet de se rendre compte combien la limitation du nombre des sous-espèces de ce permutatif à trois apparaît comme la marque d’un emprisonnement de la tradition grammaticale arabe par rapport au texte de Sībawayhi (m. 180/796 ?). On se rend dès lors compte que la taxinomie adoptée pour l’hyperonyme passe le plus souvent sous silence l’aspect essentiel de ce type de permutatif, à savoir la rétractation, au motif que cette dernière n’y a, le plus souvent, été comprise que comme l’hyponyme de la catégorie. Enfin, s’il est vrai que dans certains cas, mais certains cas seulement, il est possible de relier ce type de permutatif à la notion d’abrogation, ici du terme permuté (mubdal min-hu), cette abrogation n’y est, loin de là, pas nécessaire, certains grammairiens mettant en exergue le maintien du terme permuté et du permutatif. Le tout repose en fait sur un continuum d’intentionnalité, cette dernière pouvant s’appliquer au seul permutatif, ou bien à celui-ci et au permuté de manière conjointe, ou bien encore à ces deux-là et à la relation qui existe entre celui-ci et celui-là. Tout ceci, en même temps que cela permet d’évaluer une nouvelle fois combien certains grammairiens médiévaux au moins ne sont pas sourds et combien la pragmatique est centrale dans leur démarche, amène donc à réviser notre façon d’entrevoir cette catégorie et de rappeler l’existence d’une double rétractation, en fonction que celle-ci est ou non abrogative, ce qui permet alors de proposer une nouvelle présentation de cette catégorie trop facilement étiquetée de badal al-ġalaṭ.
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